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Catégorie : Méandres d'une Anti-Chambre

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  • 3 articles publiés dans cette catégorie
  • 0 commentaire posté
  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 23/07/2008 17:15
    Modifié : 23/07/2008 22:11

    Fille (19 ans)
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    Dark Lolita

    23/07/2008 18:51

    Dark Lolita


    De noir et blanc je suis vêtue
    Toujours aussi têtue
    Qu'avant la dérision
    Je laisse maintenant de côté la passion

    Reine du néant
    Cela me suffit
    Reine du tourment
    Cela me réussi

    Je ris avec dédain
    Des dangers qui me guettent
    Ne me souciant point
    De toutes ces bêtes

    Jusqu'à un pieds d'estale je me hisserai
    Dans une bulle je me barricaderai
    Et peu importe que le monde tourne encore
    Je ne me préoccuperai plus que de mon sort

    Eternelle indécise
    Triste promise
    Quoi qu'il arrive je demeurai
    Ce que j'ai toujours été

    Dark Lolita
    Bien malgré moi






    Eternelle lassitude

    23/07/2008 20:04

    Eternelle lassitude


    Lassitude vis à vis de tout, incertitude et désirs diffus. Là où d’habitude je réagis, aujourd’hui je me laisse faire. Là où j’aimais être présente et aider, je me plais à regarder. Spectatrice de la Vie qui vaux à ne pas être vécue ; je reste, contemplant ce monde au lieu d’y prendre part. Là où j’admirais la vie j’aime maintenant voir les choses dépérir. Cette vaine danse de la Vie, ce pas ultime avant le trépas, ou encore cet ultime soupire avant d’en finir. Souffrance des autres devenant indifférence, la mienne devenant jouissance.

    Une tâche rouge, goutte de sang tombée sur la neige, la souillant de sa couleur, un peu comme les hommes souillant la terre par chacune de leur existence. Goutte de sang à la couleur carmine. Goutte ayant tant de significations. Douleur et tristesse. Amour, passion et mort… C’est aujourd’hui quelques gouttes de ce liquide qui coule de mes veines, souillant ce blanc trop pur. Blanc qui maintenant tâché vous rappelle innocemment votre existence, vous rappelant ce que vous êtes et l’importance que vous avez : Aucune. Et si quand bien même certains viendraient à vous pleurez, nul doute qu’ils s’en remettraient. Vous n’avez pas la volonté de vivre, ni vraiment celle de mourir bien que la seconde paraisse bien plus attirante…

    Après tout c’est vrai qu’y a-t-il derrière notre mort ? Si il y a quelque chose… Et si ce que l’on dit est vrai…Peut-on vraiment revoir les êtres perdus qui nous étaient chers ? C’est avec espoir finalement que je m’en irai, espérant sans trop y croire revoir certains visages ou du moins reconnaître ceux que j’ai aimé dans leur manière de penser. Je ne compte pas me suicider…J’en ai fait la promesse. Mais ces questions qui m’assaillent de plus en plus fréquemment me font me poser de plus en plus de questions… Questions qui me montrent mon ignorance. Je me moque de connaître les « choses de la vie », je veux connaître des choses au stade supérieur… Celles de la mort en font partie.

    La mort est une étape obligatoire qui ne fait souffrir que les vivants… Pourquoi dès lors s’en préoccuper autant et tant en souffrir ? Parce que l’on perd un de nos repères en même temps qu’une vie ? Mais les repères se reprennent. Après tout n’est-il pas vrai que l’homme sait s’adapter ? La souffrance fait partie intégrante de la vie… Ceux qui restent après les morts souffrent bien plus qu’eux, pourtant les vivants les plaignent… ? A croire que l’homme est complètement con. Etrangement seuls ceux qui ont envie de voir le visage de la mort, ou qui lui sont indifférent comprennent vraiment qu’il ne sert à rien de pleurer ou de vouloir l’éviter… La mort est la finalité de toute vie et même si nous ne la comprenons pas, nous n’avons aucune raison d’en avoir peur. Personnellement et comme certains, je ne la recherche pas mais l’attend. Qu’elle vienne quand bon lui semble, je l’accueillerai à bras ouverts. En attendant je vais continuer…Non pas à vivre, à faire semblant, comme la plupart d’ailleurs.

    Je vais rire, pleurer, m’énerver, me calmer, aimer… C’est ce que tout le monde fait il me semble, ou croit faire… Hé bien j’essaierai de conserver ce masque que je me suis fixé. Ce masque assez compliqué pour que l’on croit à un original. Un masque que seule quelques personnes parviennent à m’enlever…Pourtant c’est un masque que je ne vais plus quitter. Il est bien plus simple, lorsqu’on attend quelque chose fixement, de ne pas faire d’efforts. Malheureusement, même faire semblant de vivre est extrêmement difficile…Je ne veux même pas savoir ce que vivre peut faire comme ravages.  





    I = II

    23/07/2008 20:38

    I = II


    S'allonger d'abord puis fermer les yeux avant d'essayer de ne pas se dire qu'une fois de plus l'on ne dormira pas, qu'une fois de plus ce sera pire le lendemain. Finalement on laisse son esprit divaguer et nous entraîner toujours plus loin et après une durée plus qu'indéterminée, enfin l'on s'endort. Certes d'un sommeil agité mais l'on dort et même si notre esprit ne peut trouver un vrai repos notre corps lui remercie la pause qui lui est accordée. Le noir laisse place à une scène. Un rêve... Si il commence comme cela, il se transforme vite un cauchemar. Inaudible cauchemar qui vous tient en son emprise, révélant vos angoisses que pourtant vous maîtrisez si bien lorsque vous êtes éveillée.

    Finalement vous ouvrez les yeux, une lueur vide encrée dans vos yeux. Vous préférez de loin le rêve à la réalité. Malgré la frayeur que vous avez eu, vous auriez préférez ne pas vous réveiller et le poursuivre infiniment. Oui, c'est cela... S'endormir pour de bon... Sans forcément vouloir s'éteindre, juste un coma serait suffisant. Malheureusement vous êtes éveillée. Les yeux ouverts, vous ne bougez pas, votre esprit lui est déjà actif et se perd une nouvelle fois dans les méandres qui lui appartiennent. Vous n'avez plus aucune notion du temps et des bruits vous parviennent. Ils viennent de juste derrière votre porte mais vous n'avez pas envie de les écouter, vous n'avez pas envie d'aller à eux. Il le faudra pourtant et après quelques instants de plus, vous vous levez, essayant de faire votre possible pour ne parler à personne. Faisant votre possible pour rajuster au mieux votre masque. Vous savez bien, celui qui dit que toujours tout va bien...

    A peine quelques minutes après que vous vous soyez levée tout recommence encore. Les cris, les pleurs et vous au milieu qui devez demeurer fort, qui devez demeurer tel un pilier auquel s'appuyer. Mais vous enragez de cette situation, elle vous étouffe et la colère qui monte chaque fois plus haut vous oppresse. Vous allez dans la chambre des petits pour les rassurer, les calmer, leur dire que tout va bien. Pour qu'ils oublient, vous les emmenez faire un tour. Lorsque vous revenez, rien n'a changé. Encore et toujours ce même dessin sous vos yeux fatigués, encore et toujours ces mêmes sons qui vous arrachent les oreilles. Ah! L'un s'en va. Pourtant ça ne s'arrête pas, tout continue toujours plus fort comme si malgré l'absence de son interlocuteur, il criait encore plus fort pour le lui faire entendre. Et vous, coincé là êtes obligée de supporter cela.

    Une fois, deux fois... La colère vous gagne. Vous tentez de vous tempérer en vain. Il ne faut pas exploser, ce serait la porte de sortie de lui... De l'autre... Vous prenez la parole sèchement peut-être mais toujours en tentant de garder en vue la raison et ses principes. Celui en face de vous vous insulte, il ne semble pas en avoir lui, de principes. Vous haussez le ton une fois, puis une seconde et le premier coup part... Vous le recevez tel un coup de fouet mais étrangement ne sentez rien... Rien sinon une étrange délivrance. Tout vous semble soudain lointain pourtant vous êtes toujours debout face à lui. Une lueur haineuse et malsaine s'est allumée dans votre regard. Vous ne la voyez pas vous-même mais la ressentez. Elle n'émane pas de vous pourtant...Pas réellement de vous. Scrutant un instant la personne, vous lui répondez comme si rien ne s'était produit, une nouvelle fois elle frappe, cette fois-ci plus fort... Cette fois-ci pourtant, vos lèvres ont esquissé un léger sourire. Vous vous amusez follement. Oui malgré ces risques, malgré cette colère, votre haine est bien trop forte, vous vous amusez de lui qui n'a que des muscles pour se faire comprendre. Il réessaie de frapper, vous ne bougez pas, prête à recevoir cet autre coup. Poings serrés cependant, vous pensez à tout ce que vous auriez donné pour avoir un couteau sous la main...





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